Dans le cadre de journées d’études, de conférences, de comités annuels d’associations ou de certaines entreprises, les relectures poétiques et décalées s’inscrivent comme un point d’orgue dans l’événement. Retraçant l’ensemble des discours ou activités, il s’agit à la fois de résumer et de conclure.
Munie d’un crayon et d’un bloc-note, j’écoute en direct l’ensemble des discours en les retranscrivant à travers mon filtre. Une écoute flottante qui permet de capter les grandes lignes tout en y insérant mon propre point de vue sur ce qui se dit. Le regard subjectif est assumé. Le ton est à la fois sensible et humoristique.
Les participant.es vivent alors un condensé de ce qui s’est partagé durant l’événement, à la fois sur le plan théorique mais également dans les détails qui dépassent la stricte posture professionnelle. Cette vision extérieure et « profane » de la poétesse permet à l’assemblée de prendre du recul sur le vécu (des pratiques ou de l’événement), tout en renforçant le sentiment d’appartenance au groupe.
Les relectures poétiques et décalées s’autorisent l’exercice de la critique, douce et piquante, pour mieux interroger les habitudes qui se créent dans les environnements où prospèrent, inévitablement, un « entre-soi » qui ne permet plus de s’observer. La performance ravive le souvenir des points saillants des discours, insérant ici et là des anecdotes à priori anodines mais dont le public seul a la référence. Cet ancrage dans le présent partagé, rehaussé d’images et de voix-corps vibrants, permet de créer une complicité immédiate entre les membres réunis.
Un lien secret se tisse entre la main et l’oreille, la bouche et les coeurs. C’est un pas de côté, un peu de beauté au milieu des power-point et des polycopiés.
Commande de textes préalables
Sur demande, si l’événement s’y prête, je peux écrire une introduction à la journée ou une analyse préalable de la thématique selon le même principe (regard poétique et subjectif) . Cela demande une anticipation et un travail supplémentaire qui sera à négocier dans le tarif final.
Quelques bribes de relectures poétiques et décalées
« Submergée.Les panneaux publicitaires, les statistiques, les sites, les écrans, écrivent en grand ce que je suis sensée désirer, mais ne me permettent pas de créer le vide nécessaire à l’envie de me cultiver. Parce que je suis submergée d’informations. Et quela multiplication n’est pas toujours synonyme de richesse mais peut aussi être l’arbre qui cache la déforestation.Que les grands équipements sont parfois trop intimidants pour oser y entrer. Que la culture commence à l’intérieur des foyers. Et qu’avant d’amener des livres dans les maisons il faut d’abord un toit et de quoi manger. Que c’est trivial comme conclusion et que je suis bien au fait que si je suis payée pour vous parler aujourd’hui, c’est que ma soeur a eu l’audace de faire une classe théâtre, ce qui nous a permis de rentrer dans ces lieux qui semblaient faits pour d’autres. Et que c’est ça la magie.
C’est des rencontres, des hasards mit bout à bout, et que la politique culturelle d’un territoire a le pouvoir (le pouvoir magique) d’orchestrer ces hasards. »
Introduction au Parlement de la Culture – Grenoble Alpes Métropole
« LUCA n’est pas le père de Star Wars mais pourtant, il a une vision laser. Le LUCA sait que le changement d’acronyme ne fait pas tout, et qu’au delà de la critique hors sol, il y a des graines à planter en allant à la rencontre des habitants là où ils sont.
Nous en sommes au 3ème âge, à la 3ème ère.
Notre démocratie a juste besoin de prendre un bon bol d’air.
De se risquer à expérimenter des modèles qui redonnent du pouvoir à chaque rat de laboratoire du vivant que nous sommes.
Nous sommes. Une somme de communs.
En constante évolution sur des socles séculaires.
À quoi ça sert la culture?
À faire du lien. À s’engager à travers le langage.
Et ça s’apprend. Et ça prend du temps. Beaucoup de temps.
Est-ce qu’une des solutions pourrait être, à rebours de ce que l’on entend souvent: « Travailler moins pour travailler mieux? »
Conclusion au Parlement de la Culture – Grenoble Alpes Métropole
« COOPÉRER.
Qu’est-ce qu’on y gagne?
Qu’est-ce qu’on y perd?
Et qui débourse le fric?
Qui veut faire les dossiers?
Qui rassemble le corpus de textes sur les contes communs du monde entier?
Qui a envie de tout réinventer?
Avec qui créer sans tout recommencer?
Écriture numérique versus oralité.
Cercle de conteurs et conteuses sur qui compter quand un mot nous reste sur le bout de la langue pour nous permettre de dépasser les frontières qui restent dans nos têtes.
Bon, OK. Qui se charge de la paperasse?
Et si les enfants font un reportage sur les oranges importées, on peut contacter des écoles espagnoles? Parce que moi j’ai très envie d’aller à Séville…On leur enverrait des châtaignes en échange!
En sortant d’ici, j’aurai 12000 amis. C’est trop.
Et en attendant, au village je suis toute seule à porter le projet. »
Relecture des ateliers : La pédagogie hors les murs – OCCE
« Je dois vous dire que j’ai mal dormi. Je me raconte que c’est parce-que je ne voulais pas être en retard. Mon covoitureur me fait comprendre que c’est bon signe: « t’es prête ». À quoi? À être chamboulée sans doute.
Il y a des livres, des panneaux publicitaires pour les différents réseaux: #ne-rien-laisser-passer. Et je ne sais pas si cela s’adresse aux professionnel.. les ou aux personnes derrière leur costume de professionnel.. le. On m’a bien prévenue: « personne n’est à l’abri ». Alors je me prépare. Je suis tout ouïe. Oui, je suis prête à ne peut-être plus être tout à fait la même à la fin de la journée. »
Relecture Le contrôle coercitif – REAGIR
Fabulades est passée par là
- Remise de diplôme INSPE – Université Grenoble Alpes
- Les Sacoches du Climat
- Le contrôle coercitif – REAGIR
- Ecole d’été de la médiation scientifique – Université Grenoble Alpes
- La poésie est une oreille – Office des Transports Poétiques
- Livres à vous – Voiron
- Chemin des Arts – Ville de La Terrasse
- La pédagogie hors les murs – OCCE
- Parlement de la Culture – Grenoble Alpes Métropole
- Controverse de la Culture
- LTT – Université Grenoble Alpes
Tarifs et renseignements par retour de mail